Astronomie & Espace

Astronomie & Espace

L’espace comme objet d’inspiration artistique

Autrefois mobilisée par les rois et les nobles dans le but d’obtenir un meilleur accompagnement spirituel, l’observation des astres constitue aussi une manière appréciable de recueillir de l’inspiration.

L’un des aspects les plus fondamentaux de l’utilisation de l’astronomie en art se retrouve toutefois dans la mythologie personnelle de l’artiste et l’époque dans laquelle il évolue.

En remontant jusqu’à la période de la Renaissance, on peut mesurer l’ampleur des liens qui unissent la religion et l’astronomie. C’est par exemple le cas pour le peintre Raphaël avec son oeuvre Crucifixion Gavari (c.1502-1503).

Dans ce tableau du 16e siècle qui présente le Christ sur sa croix, on peut identifier une lune et un soleil aux traits humains.

Pour ce qui est des forces divines ou mythologiques à l’origine du ciel étoilé, celles-ci ont notamment été illustrées dans le manuscrit liturgique Les Très Riches Heures du Duc de Berry des frères Limbourg (c.1411-1416).

Ainsi, si l’on se penche plus sérieusement sur des oeuvres issues de la période artistique prémoderne, il était tout à fait plausible pour les artistes d’attribuer des caractéristiques plus reconnaissables aux éléments célestes.

De la même manière, les artistes issus de courants plus contemporains  trouvent des façons d’aborder le cosmos en le confrontant à leurs mythologies personnelles. Ainsi, l’espace, les étoiles et le cosmos sont représentés avec une plénitude de perspectives au fil des siècles.

Toutefois, avec les diverses percées qui ont ponctué le domaine de l’observation des astres, les artistes de toutes les disciplines ont eu le loisir d’explorer la thématique astronomique avec davantage de justesse.

Parmi ceux-ci on retrouve entre autres : Wassily Kandinsky avec Several Circles (c.1926), Georgia O’Keeffe avec Starlight night (c.1963) et Pablo Picasso avec Constellations (c.1924).

Que ce soit à l’aide d’illustrations sensiblement fidèles ou bien de figures déformées plus difficiles à saisir, ceux-ci n’hésitent pas à déconstruire l’incalculable pour en faire quelque chose d’esthétique ou de mystérieux.