Nu

Le nu : inspirer la création indépendamment des courants artistiques

Objet de convoitise, mais aussi de censure, le corps nu attise les passions de créatifs partout à travers le monde. Sculpture , peinture , dessin  ou photographie … Peu importe les supports sur lesquels les artistes décident d’incarner l’anatomie, ceux-ci s’accordent unanimement sur l’importance à accorder aux détails.

Ainsi, parmi les oeuvres qui s’inspirent du nu, on retrouve des travaux qui mettent l’accent sur la pureté du corps au même titre que des réalisations qui se penchent davantage sur l’espace qu’il occupe dans son environnement.

L’apport du nu, c’en est un d’émotion, mais aussi de compréhension.

Voyons comment le nu a fait sa place au côté des nombreuses autres inspirations artistiques typiquement humaines.

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Incarner le vivant

De la Grèce Antique à la période contemporaine, le corps dénudé a fait figure d’emblème pour ceux qui avaient le souhait d’immortaliser la beauté de l’anatomie.

Toutefois, ayant évolué au même rythme que les moeurs en présence, les diverses représentations du nu ont eu tendance à voir leurs styles et leurs médiums de diffusion varier.

Par exemple, dans l’Antiquité, un corps qu’il valait la peine de sculpter, se voulait aussi souvent l’expression d’une forme de perfection. Dans cette optique, les bustes et figures dénudés incarnaient davantage le reflet de personnages mythiques ou divins.

Les canons esthétiques se modifiant au fil des courants créatifs , les illustrations de nu subséquentes reprirent des morphologies de plus en plus diversifiées. Conséquemment, portés par un vent de liberté créative exacerbé par l’entrée dans la Renaissance, des peintres comme Sandro Botticelli et Titien ont su poser un regard nouveau sur le nu.

Tous deux ont notamment été appelés à réactualiser leurs interprétations de la déesse de l’amour à travers des oeuvres telles La Naissance de Vénus (c.1484-1485) et La Vénus d’Urbin (c.1534).

Qu’il soit présenté pour séduire ou pour provoquer, le nu qui fait réagir repose aussi dans le mouvement qu’il matérialise. L’allure choisie devient alors expressive au même titre que la nudité elle-même.