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Peinture à l’huile

Peinture à l’huile

La peinture à l’huile comme matière artistique

Comme peuvent en témoigner les fresques qui ornent de nombreuses grottes préhistoriques, l’utilisation de matières grasses à des fins expressives ne date pas d’hier.

S’il est vrai que les premiers humains dotés d’une vision créative ont eu tendance à amalgamer des pigments colorés à du gras animal pour créer, ce type de mixture n’égale en rien la robustesse de la peinture à l’huile. Avec le temps, à la fin du Moyen-Âge, elle a su prendre la place de la tempera.

À travers les siècles, plusieurs artistes ont tenté de mobiliser ce matériau, sans succès. Et ce n’est qu’au 15e siècle que l’on réussit à en tirer quelque chose de viable. Son principal instigateur? Le peintre flamand Jan Van Eyck, qui, en associant certaines résines à de l’huile, parvient à perfectionner cette précieuse substance artistique. Il a su ainsi la rendre accessible en trouvant le bon liant pour l’utiliser.

Par la suite, au terme de nombreuses années d’expérimentation et d’innovation, on vit apparaître deux grands types de préparations pour peinture à l’huile : la préparation grasse et la préparation maigre.

La première, plus laborieuse à préparer que la seconde, implique le mélange d’huile de lin et de céruse de plomb. Pour sa part, la préparation maigre correspond davantage aux méthodes traditionnelles et nécessite l’implication d’ingrédients tels le gesso à base de craie, de plâtre ou de calcaire, ainsi que la colle de peau.

Au fil du temps, la diversité dans les usages de ce matériau artistique a ouvert la voie pour la réalisation d’oeuvres sensationnelles. De Rubens à Rembrandt en passant par Vermeer, les virtuoses du pinceau ont permis à la peinture à l’huile de s’établir comme une matière propice à l’expression. On doit notamment à ces derniers des tableaux poignants tels que La Descente de Croix (c.1612-1614), Le Philosophe en méditation (c.1632) et Le Concert (c.1663-1666).