Bronze

Le bronze comme matériau artistique prisé

Alliage de métal traditionnellement constitué de cuivre, d’étain de plomb ou d’aluminium, le bronze occupe une place significative au sein des matériaux fréquemment utilisés en arts visuels. De nature résistante, ce produit métallurgique a certes été employé dans la confection d’outils et d’armes, mais aussi en sculpture  et pour offrir un certain attrait esthétique à des pièces d’architecture.

Avec une telle combinaison de qualités fonctionnelles et artistiques, il n’est pas surprenant de constater que la majorité des grandes civilisations ont fait appel au bronze pour concevoir des artefacts. L’un des exemples les plus anciens de cette utilisation pourrait être attribué à la civilisation de la vallée de l’Indus (vers 2600 av. J.-C.), qui fut vraisemblablement à l’origine de la statuette Dancing Girl (c. 2300-1750 av. J.-C.).

Néanmoins, c’est à la culture grecque de la période classique que l’on doit la mise au point d’une version moins primitive de l’alliage de bronze dédié à la sculpture.

D’ailleurs, bien qu’on impute l’excellente réputation de l’art sculpté grec au marbre, le bronze a aussi eu un impact non négligeable sur sa popularité. Subséquemment, la période de la Renaissance a vu des artistes s’approprier de nouvelles manières de travailler le bronze. C’est entre autres le cas pour Antonio Pollaiuolo avec Heracles & Antaeus (c.1470) et Andrea del Verrocchio avec David (c.1475).

Toutefois, l’un des apports les plus significatifs au travail artistique du bronze revient au naturaliste français Auguste Rodin, qui contribua grandement à sa mise en valeur en sculpture. Rodin, probablement le sculpteur le plus célèbre de l’histoire, a travaillé le bronze dans un très grand nombre de créations, notamment Le Penseur (c. 1880) ou Les Bourgeois de Calais (c. 1884-1889).

Même si la conception d’alliages métalliques plus malléables a vu le bronze perdre un peu de sa renommée, celui-ci demeure un matériau artistique noble et apprécié des créatifs.