Craie

La craie comme matériau artistique en arts visuels

Qu’elle soit d’origine naturelle, synthétique, blanche ou colorée, la craie est véritablement un matériau artistique polyvalent. En effet, on peut s’en servir pour bien d’autres usages que d’écrire sur un tableau.

Par ailleurs, la roche sédimentaire calcaire qui la compose peut aussi être utilisée dans la mise au point d’autres matières qui desservent les artistes . C’est notamment le cas pour le pastel.

Pour véritablement comprendre la place qu’occupe la craie au sein du monde des arts visuels,  il importe de faire un retour en arrière significatif. En vérité, c’est en explorant des grottes préhistoriques comme celle de Lascaux en France que l’on retrouve ses manifestations artistiques les plus anciennes : des tracés vieux de 17 000 ans représentant des animaux  (oiseaux,  chevaux  et cervidés)

Étant naturellement présente dans l’environnement des hommes de l’Âge de pierre, la craie a pu bénéficier de leurs avancements techniques au même titre que le silex et l’obsidienne. Toutefois, c’est la sortie du Moyen Âge et l’entrée dans la période de la Renaissance qui lui a permis de se hisser au rang des matériaux artistiquement valorisés.

La craie : pour s’exprimer sous de multiples facettes

Parmi les artistes qui ont contribué à faire de la craie un médium artistique privilégié, on compte entre autres Jean Clouet, Léonard de Vinci et Michel-Ange. Lorsqu’ils n’utilisaient pas la craie pour tracer des esquisses, ceux-ci s’en servaient régulièrement pour produire des dessins.

Loin de perdre en popularité, la craie a vu son champ d’application grandir à une vitesse constante, gagnant au passage la faveur des artistes rococo  Antoine Watteau et François Boucher.

Désormais employé dans de nombreuses sphères de la vie quotidienne, le bâtonnet de craie en tant que matériau artistique jouit aussi d’une certaine considération de la part des street artists . En effet, on peut désormais retrouver des oeuvres à la craie dans de plusieurs milieux urbains à travers le monde. Une belle manière de démocratiser l’art.