fbpx

Fusain

Le fusain et la place qu’il occupe comme matériau d’arts plastiques

D’usage courant très répandu, le fusain l’est d’autant plus dans le monde des arts plastiques, où il occupe une place spéciale dans l’arsenal de plusieurs dessinateurs.

Ce matériau artistique, traditionnellement obtenu après la combustion d’une branche de saule, permet aux humains de s’exprimer depuis l’âge d’or de l’art pariétal. D’ailleurs, si l’on s’attarde quelque peu aux fresques animales  présentes sur les murs de la grotte de Niaux, on distingue certaines des plus anciennes traces de son utilisation (que l’on estime vieilles de plus de 13 000 ans).

Bien que le fusain ait vu ses applications se diversifier à travers les années, il faut attendre la période de la Renaissance pour constater sa véritable polyvalence.

Parmi les artistes les plus célèbres de cette ère ayant été appelés à créer à l’aide du fusain, on compte par exemple : Léonard de Vinci, Albrecht Dürer, Guido Reni et Andrea del Verrocchio.

Ces derniers ont notamment été à l’origine de pièces dessinées telles que Head of a Woman, a drawing (c.1475) ainsi que La Vierge, l’Enfant Jésus avec sainte Anne et saint Jean-Baptiste (c.1500).

Ainsi, au fil du temps, le fusain s’est imposé comme un instrument de dessin incontournable. De nos jours, on le retrouve sous forme de craies et de mines de plusieurs types. Tantôt utilisé pour tracer une esquisse, tantôt mis à contribution comme matériau créatif  principal, le charbon de bois a bénéficié d’une formidable vitrine artistique tout au long de la Renaissance.

Toutefois, en raison de modes de conservation peu efficaces, bon nombre d’oeuvres au fusain datant de cet intervalle n’ont pas survécu à l’épreuve du temps. Heureusement, avec l’amélioration des agents fixatifs mis à la disposition des artistes à partir du 20e siècle, ceux-ci jouissent désormais d’une plus grande liberté quant à l’utilisation du fusain comme matériau artistique.