fbpx

Tempera

La tempera : technique ancienne de représentation artistique

Ayant connu un essor considérable au 12e siècle, la technique de représentation artistique qu’est la tempera est cependant imprégnée dans l’art depuis plusieurs millénaires. Il serait même possible d’affirmer que cette émulsion artistique fait partie des matériaux artistiques  qui ont contribué de façon significative à l’évolution de l’art peint.

De ce fait, l’apparition de nombreuses déclinaisons de la tempera a ponctué l’expression des artistes pendant la Renaissance, le Moyen Âge et même la période du Nouvel Empire.

Évidemment, les émulsions qui permettent la production d’oeuvres à la tempera ont aussi vu leurs compositions changer au gré des âges.

Par conséquent, même si l’eau est demeurée la principale substance de dilution des peintures à la tempera, la nature de ses ingrédients liants a subi les contrecoups de l’innovation. Du jaune d’oeuf à la colle de peau en passant par la colle végétale, les bases liantes susceptibles de contribuer à la matérialisation d’un tableau a tempera sont aussi nombreuses que diversifiées.

Jusqu’aux environs du 15e siècle, les artistes qui réalisaient des peintures a tempera optent davantage pour des composés de type maigre.

Ceux-ci sont surtout constitués de jaunes d’oeufs et d’eau et régulièrement sollicités pour créer des personnages saints  sur panneaux de bois  ou encore des portraits  sur des planches en plâtre.

Parmi les génies créatifs qui ont cru bon de mettre l’émulsion de type maigre en pratique, on compte notamment le Siennois Simone Martini avec L’Annonciation (c.1333) ainsi que Sandro Botticelli avec Ritratto di Giuliano de’ Medici (c.1478).

Bien que la tempera maigre soit très appréciée des artistes peintres pour sa résistance, la diversification des usages a poussé le portraitiste Antoine van Dyck à se tourner vers la tempera grasse.

Dotée de propriétés intéressantes et moins ardue à compléter que sa prédécesseure, cette variante de la tempera implique l’ajout d’huile, de vernis et d’oeuf.

Cependant, même si elle fut bien accueillie par le gratin artistique à l’époque, la formule grasse vit tranquillement la peinture à l’huile  la supplanter à titre de matériau artistique  de choix pour les peintres.