Fauvisme

Fauvisme

Le fauvisme : la couleur avant le message

Courant pictural inspiré par l’art primitif, le fauvisme est apparu en France au début du 20e siècle. Son nom vient d’abord d’un terme péjoratif employé par le critique Louis Vauxcelles pour décrire cette nouvelle forme d’art, qu’il ne comprenait pas. Pour l’époque, il s’agissait d’une véritable révolution.

Le mouvement artistique  qu’est le fauvisme octroie une importance particulière au travail des couleurs et à la vitalité qu’il peut donner aux oeuvres.

Dans un tel cadre, il n’est pas étonnant de constater l’émotion véhiculée par les tableaux issus du fauvisme.

Apprenez-en plus sur ce courant stylistique aux accents spontanés, voire sauvages.

Faire coïncider les couleurs

Dans une tentative recherchée de se dissocier de la représentation classique de l’image, le fauvisme présente des tonalités fortes, des couleurs vives et des formes aux contours simples.

Avec le fauvisme, on assiste à l’expression plus aboutie des émotions de l’artiste. D’ailleurs, celui-ci se plaît à faire l’utilisation d’un coup de pinceau vif et de couleurs qui contrastent fortement les unes avec les autres.

Un peu à la manière du pointillisme , les sujets  et les scènes représentées à l’aide du fauvisme tendent à être plus idylliques que maussades.

Ainsi, selon les Fauves, la démonstration de la réalité est secondaire et le plus important reste de pouvoir s’exprimer en mettant l’accent sur la couleur.

Un courant d’influence pour les arts modernes

La nouvelle façon d’aborder l’art pictural que propose le fauvisme a jeté les bases d’une nouvelle génération d’artistes audacieux.

Parmi les peintres fauves célèbres, ceux-ci ont entre autres contribué à faire du fauvisme un mouvement artistique déterminant :

  • Henri Matisse;
  • Georges Braque;
  • Raoul Dufy;
  • Marc Chagall;
  • André Derain.

Malgré un moment de gloire relativement court, les Fauves ont su redonner un nouveau souffle aux questions entourant le rôle de la couleur dans la représentation d’une réalité.